Le pissenlit fera bientôt son apparition sur nos pelouses. Même si ses feuilles s’apprêtent en délicieuse salade, cette plante ne jouit pas d’une réputation enviable. Elle envahit l’espace disponible et étouffe les plantes environnantes. Il existe plusieurs façons de l’éliminer ; mais si l’on se contente de couper seulement la tige et la fleur, cette plante repoussera sans aucun doute. Il faut s’attaquer à la racine.

Une variété de pissenlit creuse sa racine pivotante jusqu’à une profondeur de un à deux mètres. On le retrouve, entre autres, en Ukraine, au Kazakstan et en Asie du sud-ouest.

C’est le pissenlit « gommeux », avec le latex de ses racines, on fabrique du caoutchouc. Bon courage pour le déraciner !

L’élimination des mauvaises herbes ressemble un peu à l’extraction du mal qui paralyse nos vies. Songeons à nos paroles désagréables et à nos gestes insolents qui reflètent souvent une manifestation extérieure et visible d’un malaise plus profond.

Il existe une partie non visible qui soutient ces comportements, des pensées et des sentiments qui croupissent dans notre âme. Ce peut être la rancœur, la haine, la jalousie, etc.

Ne laissons pas le mal empoisonner notre existence. Déracinons-le à sa source, en le déclarant à Dieu et en y renonçant de tout notre cœur.

Le chant des oiseaux couronne l’arrivée du printemps. Le rythme et la variété de leurs mélodies réussissent toujours à m’étonner.

Rappelez-vous le hululement du hibou, le roucoulement de la tourterelle, le croassement du corbeau et, bien sûr, le cocorico du coq. Imaginez le ramage du pinson avec sa gaieté proverbiale ou le chant en duo de certains troglodytes. Que dire des oiseaux siffleurs qui émettent des bruits semblables à des coups de tonnerre, des oiseaux moqueurs qui imitent plusieurs de leurs congénères ou le son d’autres animaux comme le miaulement d’un chat par exemple.

Quant aux passereaux, ils entonnent les chants les plus harmonieux du règne animal. L’un d’entre eux (le pipit) chante même en volant.

Comme la plupart des oiseaux, les humains préfèrent chanter le jour. Toutefois, certains oiseaux chantent dans l’obscurité. Qu’en est-il de nous lorsque les ténèbres de la souffrance, de la solitude, de l’incertitude nous envahissent? Lorsque les épreuves tentent d’étouffer nos voix? En toutes circonstances, Dieu est prêt à entendre nos cris et nos pleurs. Il peut les changer en chants d’allégresse. [1]Exprimons notre situation à Dieu, même un murmure atteint le cœur de Dieu. La Parole de Dieu nous déclare qu’il connaît tous les oiseaux des montagnes[2]et pas un seul moineau ne tombe à terre sans qu’ll ne le sache[3]. À plus forte raison, Dieu saura s’occuper de nos besoins et alléger notre fardeau.


[1] Psaume 30, 11

[2] Psaume 50, 11

[3] Matthieu 10, 29